C'est un nouvel engagement. Un autre pas que tout le monde veut décisif dans la lutte contre les violences basée sur le genre. La Côte d'Ivoire est à nouvelle la charge pour dire non à toutes les formes de violences. Les campagnes se succèdent pour maintenir la flamme de la lutte. On peut citer, entre autres, la campagne sous régionale « Carton rouge » contre les violences basées sur le genre (VBG) qui a été lancée en décembre 2023 avec le soutien de l'Unfpa. Cette campagne a été marquée par l'adoption de la Déclaration SAVE (Sanctionner les Actes de VBG et de pratiques Equivalentes).
La Côte d'Ivoire est toujours vent debout contre les VBG. Une opposition farouche manifestée au plus haut sommet de l'Etat, avec l'implication du Président de la République, le premier He pour elle du pays. Cette coalition se renforce avec l'engagement national contre les VBG dont la campagne a été lancée le 13 juin par la Première Dame, Dominique Ouattara. « Les violences faites aux femmes et aux filles ne sont plus admissibles dans notre pays », a déclaré Dominique Ouattara. Pour elle, ces violences constituant « une violation grave des droits humains, un frein direct à l'autonomie de nos sœurs et un outrage au plein développement de notre nation ».Selon les statistiques disponibles, 10 747 cas de VBG ont été pris en charge en 2025, dont 841 viols, 254 agressions sexuelles hors mutilations génitales féminines (MGF), 9 cas de mutilations génitales féminines, 2 154 agressions physiques, 181 mariages forcés, 5 096 cas de déni de ressources ou de services et 2 212 cas de violences psychologiques ou émotionnelles.
Les données révèlent également que près de 97 % des violences sexuelles déclarées concernent des personnes de sexe féminin, principalement des filles, tandis que 79,85 % des violences enregistrées sont de nature domestique. « Les mots ne suffisent pas », a souligné la Première Dame qui appelle à l'action de tous avec des interventions pertinentes et courageuses. sans équivoque, aux Violences Basées sur le Genre sur tout le territoire national », a affirmé le président du Conseil national des droits de l'homme de Côte d'Ivoire (Cndh-CI), Dr Christian Adjélou, lors de la Déclaration nationale d'engagement contre les VBG.
L'engagement du pays est traduit par des textes législatifs et réglementaires, des institutions et des ressources humaines et matérielles. La Côte d'Ivoire, pour consolider les mécanismes de protection et structurer les interventions, a adopté en 2014, la Stratégie nationale de lutte contre les violences basée sur le genre (Snlvbg). l'ensemble du territoire national et assure une prise en charge immédiate et professionnelle des victimes.
Et pour aider les survivants à se reconstruire, des structures d'accueil ont été ouvertes. On peut citer le centre de Prévention d'appui et d'assistance aux victimes de violences sexuelles (Pavvios) d'Attécoubé. Ce centre a ouvert ses portes en juin 2008. Un autre projet est piloté par la Fondation Children of Africa présidée par la Première dame, Dominique Ouattara a vu le jour. La Maison des femmes (Safe Home) construite à Adiaké.Aujourd'hui, toutes ces actions dessinent des lendemains plus sûrs pour les filles et les femmes.
Et ces perspectives se confirment dans le rapport 2024 de l'indice d'égalité de genre de la Cedeao, premier instrument régional d'évaluation des inégalités de genre dans l'espace communautaire ouest-africain. En effet, la Côte d'Ivoire est classée première en matière d'égalité de genre dans la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), avec un score de 0,708, supérieur à la moyenne régionale de 0,640.
CICG